Lorena,
seize ans et demi et c'est tout !
Dans mes périodes de réflexions profondes qui me rendent antiphatique, je retrouve le temps pour chaque chose, pour regarder la pluie tomber, le soleil du matin et celui du soir, écouter du jazz. Et dans le bordel incontestable qui règne dans ma tête, je trouve une place pour un petit rêve ordinaire: Que ma vie ressemble à un matin de Paris doucement ensoleillé. Une vie pleine de pensées contradictoire, une vie pour l'amour et les roses. Fumer excessivement afin de regarder sa raison s'échapper en même temps que les volutes de fumée. Libre, sans aucune métaphysique pour prétendre guider mes pas, je pourrais marcher sans savoir ou je vais et sans avoir à me justifier. Je laisserais filtrer les rayons du soleil à travers mes rideaux transparents. Des rideaux qui laisse passer le matin. Dans mon pyjama de dentelle, je regarderais Paris qui s'éveille, comme je l'ai vu s'éteindre la veille. J'oublierais de manger tant la pensée de mes amours soulèveraient nombres de questions existencielles désuées de sens. Génération peinarde et blasée, juste heureuse de vivre, de cueillir une fleur et de la mettre dans mes cheveux, fumer une cigarette et se dire que c'est pas bien, s'en foutre finalement, regarder une peinture ou se parfumer pour aller voir son amant. Je voudrais que ma vie ressemble à une Chanson d'Edith Piaf.. Et finalement, on est quoi? En fin de compte, on est qui?


